Le numérique est-il un levier intéressant pour promouvoir le savoir-faire français des artisans?



 





  1. L’artisanat : le savoir-faire français mondialement reconnu





 





  1. L’artisan





Tout d’abord, est décrite comme « artisan » toute personne physique et morale immatriculée au répertoire des métiers ou au registre des entreprises. De plus, ces entreprises ne doivent employer pas plus de 10 salariés et exercer une activité professionnelle indépendante de production, transformation, réparation ou prestation de services. De ce fait, cette activité doit figurer sur une liste établie par décret en Conseil d'État. Pour obtenir le titre d'artisan, cette personne doit également justifier d'un diplôme, d'un titre ou d'une expérience professionnelle dans le métier en question.



 



B) La réputation de l’artisanat français



 



 



De la dentelle de Calais à la porcelaine de Limoges,  la réputation de l'artisanat français n'est plus à faire. Comme le souligne Laurent Munerot, le président de la CMA d'Ile-de-France, “nos compétences sont reconnues dans le monde entier”. De surcroît, “Il y a une recherche du savoir-faire français dans des domaines très divers : parquets, meubles ou encore luminaires... ».



 



C) Différents secteurs de l’artisanat français



A l'origine, le secteur de l'artisanat était divisé en trois catégories : alimentation, bâtiment, production/services. En 2014, une quatrième catégorie - l'artisanat d'art - a officiellement été reconnu. Par ailleurs, ce dernier rassemble près de 38 000 entreprises principalement dans le bois, les bijoux et le textile. A savoir, le chiffre d’affaires annuel représente 8 Milliards d’€, dont 727 millions d’€ réalisés à l'export. L'artisanat d'art regroupe des dizaines de métiers (bijoutier, ébéniste, chaumier, gantier...), où le travail manuel reste une tradition.













 



II. Numérique et artisanat :





 





  1. l’artisanat dans le marché du numérique





 



Seuls deux tiers des artisans sont équipés d’un ordinateur et moins d’un tiers a une présence sur Internet ou les réseaux sociaux. Même s’ils reconnaissent l’impact du numérique sur leur activité, le développement du numérique peine à se développer. C’est ce qui ressort d’une étude +Simple menée par l’institut de sondage OpinionWay.



 



2. Boutiques physiques et e-shop



 



Souvent, les artisans complètent leur boutique physique par un e-shop. Progressivement, les sites d’e-commerce se développent et sont bien moins coûteux qu’une boutique physique. Cela peut expliquer que 27% des artisans sont uniquement présents sur internet. Cependant, seulement 34% de l’ensemble des artisans sont présents sur internet.



 



3. Impact du numérique évalué par les artisans





 



D’après l’étude +Simple, 41% des artisans s’estiment que l’impact du numérique sur leurs affaires est fort à modéré. Près de 37% jugent que l’impact du numérique est faible. Le numérique est un levier de croissance dans de nombreux domaines. Souvent jugé plus cher, le made in France occupe pourtant des parts de marché de plus en plus importantes. De ce fait, l’artisanat mérite une meilleure visibilité sur internet pour mieux promouvoir le savoir-faire français.





 



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